Série d'entraînement
CACES R490 catégorie 1, série 5
Une série de 10 questions sur le R490 catégorie 1, 10 minutes conseillées et la correction visible question par question. Deux thèmes du référentiel s'y croisent, le thème « stabilité et charges » porte 6 questions sur 10 et 6 questions demandent un calcul, schéma à l'appui.
- Question 1L'abaque de la machine donne les charges admissibles suivantes.
Quelle charge maximale peut être levée à une portée de 8 m ?Portée Charge admissible 4 m 4 000 kg 6 m 2 650 kg 8 m 2 000 kg 10 m 1 600 kg 12 m 1 350 kg Réponse : 2 000 kg
La ligne 8 m de l'abaque annonce 2 000 kg. On lit toujours la ligne de la portée réelle, celle mesurée entre l'axe de rotation et l'aplomb de la charge, et non celle de la flèche déployée.
- Question 2Avant de commencer une manoeuvre avec la grue de chargement, pourquoi le conducteur et le chef de manoeuvre conviennent-ils d'un geste d'arrêt d'urgence reconnaissable par tous ?
Réponse : Il permet de stopper le mouvement instantanément même si les autres gestes n'ont pas été bien mémorisés
Ce geste doit être compris instantanément par tous, même si le reste du code gestuel n'a pas été parfaitement mémorisé, afin d'interrompre la manoeuvre dès qu'un danger apparaît. Il ne dispense ni de surveiller en continu le signaleur, ni du dialogue préalable sur le déroulement prévu, ni du respect des autres règles du chantier.
- Question 3Une élingue à deux brins est utilisée avec un angle au sommet de 0 à 45 degrés. Chaque brin porte une charge maximale d'utilisation de 1 600 kg. L'abaque fourni avec l'élingue est le suivant.
Quelle charge l'élingue peut-elle soulever ?Angle au sommet Coefficient de 0 à 45 degrés 1,4 de 45 à 90 degrés 1 de 90 à 120 degrés 0,7 Réponse : 4 480 kg
Deux brins à 1 600 kg font 3 200 kg, que l'on multiplie par le coefficient 1,4 lu dans le tableau pour un angle de 0 à 45 degrés : 4 480 kg. Plus l'angle au sommet s'ouvre, plus la charge admissible diminue, alors que les brins, eux, n'ont pas changé.
- Question 4En raison du bruit du chantier et d'un fort contre-jour, le conducteur ne distingue plus nettement les gestes du chef de manoeuvre pendant une phase de levage. Quelle attitude adopter ?
Réponse : Arrêter le mouvement jusqu'à ce que la communication redevienne fiable
Dès que la communication avec le chef de manoeuvre n'est plus fiable, le conducteur perd la garantie que ses actions correspondent aux instructions réelles. Il doit donc arrêter plutôt que de deviner les gestes ou de faire relayer les ordres par une personne non désignée, ce qui ajouterait une source d'erreur supplémentaire.
- Question 5Le constructeur donne pour cet appareil un moment admissible de 24 tonnes-mètres. À une portée de 10 m, quelle charge maximale peut-il lever ?
Réponse : 2 400 kg
Le moment est le produit de la charge par la portée : 24 tonnes-mètres divisés par 10 m donnent 2 400 kg. Plus la portée augmente, plus la charge admissible diminue, et c'est l'abaque du constructeur qui fait foi sur la machine réelle.
- Question 6Sur un chantier, le conducteur s'apprête à commencer une manoeuvre de levage mais constate qu'aucun balisage ne délimite la zone d'évolution de la charge au sol. Quelle attitude adopter ?
Réponse : Refuser de commencer tant que la zone n'est pas balisée ou surveillée
Sans balisage ni dispositif équivalent, rien n'empêche un tiers de pénétrer dans la zone dangereuse sous la charge : le conducteur doit donc refuser de commencer. Lever la charge d'abord et baliser ensuite inverse l'ordre logique, alors que le risque existe précisément pendant le levage, pas seulement après.
- Question 7L'abaque de la machine donne les charges admissibles suivantes.
Quelle charge maximale peut être levée à une portée de 12 m ?Portée Charge admissible 4 m 9 000 kg 6 m 6 000 kg 8 m 4 500 kg 10 m 3 600 kg 12 m 3 000 kg Réponse : 3 000 kg
La ligne 12 m de l'abaque annonce 3 000 kg. On lit toujours la ligne de la portée réelle, celle mesurée entre l'axe de rotation et l'aplomb de la charge, et non celle de la flèche déployée.
- Question 8Avant de débuter une manoeuvre de levage guidée par un chef de manoeuvre, pourquoi le conducteur doit-il vérifier que les gestes convenus sont bien compris des deux côtés ?
Réponse : Parce qu'un geste mal interprété pendant le levage peut provoquer une réaction inadaptée du conducteur
Si un geste est mal interprété pendant le levage, le conducteur peut engager un mouvement inadapté ou, à l'inverse, ne pas réagir à un signal d'alerte réel. La clarté du code gestuel partagé conditionne donc directement la sécurité de toute la manoeuvre, ce que ne garantissent ni une simple formalité ni un transfert de responsabilité.
- Question 9Une élingue à deux brins est utilisée avec un angle au sommet de 45 à 90 degrés. Chaque brin porte une charge maximale d'utilisation de 1 600 kg. L'abaque fourni avec l'élingue est le suivant.
Quelle charge l'élingue peut-elle soulever ?Angle au sommet Coefficient de 0 à 45 degrés 1,4 de 45 à 90 degrés 1 de 90 à 120 degrés 0,7 Réponse : 3 200 kg
Deux brins à 1 600 kg font 3 200 kg, que l'on multiplie par le coefficient 1 lu dans le tableau pour un angle de 45 à 90 degrés : 3 200 kg. Plus l'angle au sommet s'ouvre, plus la charge admissible diminue, alors que les brins, eux, n'ont pas changé.
- Question 10Le constructeur donne pour cet appareil un moment admissible de 30 tonnes-mètres. À une portée de 4 m, quelle charge maximale peut-il lever ?
Réponse : 7 500 kg
Le moment est le produit de la charge par la portée : 30 tonnes-mètres divisés par 4 m donnent 7 500 kg. Plus la portée augmente, plus la charge admissible diminue, et c'est l'abaque du constructeur qui fait foi sur la machine réelle.
Ce que travaille cette série
Série 5 : elle porte sur les responsabilités qui entourent la conduite, qui décide du plan de calage, qui valide une zone de déchargement, et comment ces choix se traduisent en questions.
Ce que contient cette série
- Stabilité et charges6 questions
- Signalisation et communication4 questions
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour cette série ?
Comptez 10 minutes, soit environ 60 secondes par question. Faites-la une première fois sans chronomètre, puis refaites-la au temps : l'écart entre les deux passages montre ce qu'il reste à travailler.
Par où commencer quand une question bloque ?
Notez la charge, sa distance au talon des fourches et la hauteur visée : un abaque se lit en croisant ces trois valeurs, jamais de mémoire. Ici, le thème « stabilité et charges » porte 6 questions sur 10.
Quelle erreur coûte le plus de points ?
Sur ce thème, la plus fréquente consiste à lire l'abaque à la hauteur maximale quand l'énoncé donne une autre hauteur. La correction de chaque question la pointe sous la proposition choisie.
Faut-il savoir calculer pour cette série ?
6 questions sur 10 demandent un calcul simple, posé à partir du schéma affiché sous l'énoncé. Aucune formule n'est à connaître par coeur : les valeurs utiles sont toutes données.
Que faire après cette série ?
Enchaînez sur les séries 6, 7 et 4 de la même catégorie : les thèmes se recoupent d'une série à l'autre et c'est la répétition qui installe le réflexe le jour du test.