Série d'entraînement
CACES R489 catégorie 3, série 1
10 questions de CACES R489 catégorie 3 à traiter en 10 minutes, chaque correction dépliable sous sa question. Quatre thèmes du référentiel s'y croisent, le thème « stabilité et charges » porte 4 questions sur 10 et 6 questions demandent un calcul, schéma à l'appui.
- Question 1La plaque de charge du chariot donne les capacités suivantes selon la distance du centre de gravité de la charge au talon des fourches.
Une charge de 1 760 kg a son centre de gravité à 800 mm. Peut-elle être levée ?Distance du centre de gravité Capacité 500 mm 3 000 kg 600 mm 2 500 kg 700 mm 2 140 kg 800 mm 1 880 kg 900 mm 1 670 kg Réponse : Oui, la charge reste sous la capacité lue à 800 mm
À 800 mm, la plaque annonce 1 880 kg. La charge pèse 1 760 kg, soit moins que cette valeur. La capacité se lit toujours à la distance réelle du centre de gravité, jamais à la capacité nominale de 3 000 kg affichée en tête de plaque.
- Question 2Un chariot élévateur est loué à une entreprise pour une mission ponctuelle. Qui reste responsable de vérifier que le conducteur affecté possède l'autorisation de conduite adaptée ?
Réponse : L'entreprise utilisatrice, qui affecte le conducteur à ce chariot
Même pour un chariot loué, c'est l'entreprise utilisatrice qui affecte concrètement un conducteur à sa conduite et doit donc vérifier qu'il dispose de l'autorisation adaptée. Le loueur fournit seulement le matériel, le fabricant n'intervient pas dans l'affectation, et l'organisme certificateur n'a pas de rôle dans la gestion du personnel.
- Question 3Un chariot de 1 600 kg de capacité nominale reçoit un tablier rotatif pesant 260 kg. Quelle charge utile reste-t-il, accessoire monté ?
Réponse : 1 340 kg
La masse de l'accessoire s'impute sur la capacité : 1 600 kg moins 260 kg laissent 1 340 kg. Une plaque de charge complémentaire doit d'ailleurs être apposée dès qu'un accessoire modifie la capacité de l'appareil.
- Question 4Un chariot tracteur industriel remorque plusieurs chariots chargés en ligne. Quel risque particulier cette configuration ajoute-t-elle par rapport à la conduite d'un chariot seul ?
Réponse : Un allongement de la distance de freinage et un risque de ripage de la remorque en virage
La remorque suit sa propre trajectoire et peut riper ou se déporter en virage, tout en allongeant la distance nécessaire pour arrêter l'ensemble ; le cariste doit anticiper ces deux effets. Le basculement avant ou la visibilité vers le mât concernent plutôt les chariots élévateurs, pas les ensembles tractés.
- Question 5Le passage à franchir offre une hauteur libre de 3 m. La charge est levée à 2,6 m et le sommet du tablier la dépasse de 0,25 m. Le passage est-il possible en l'état ?
Réponse : Oui, le point le plus haut passe sous le linteau
Le point le plus haut de l'ensemble se trouve à 2,85 m, le linteau à 3 m : il passe. La hauteur à comparer est celle du point le plus haut en mouvement, pas celle de la charge seule.
- Question 6Qui délivre l'autorisation de conduite à un salarié appelé à conduire un chariot élévateur dans l'entreprise ?
Réponse : L'employeur, au vu des aptitudes et compétences du salarié
L'autorisation de conduite est délivrée par l'employeur, qui doit s'assurer de l'aptitude médicale et des compétences du salarié avant de l'affecter à la conduite d'un chariot. Le fabricant atteste seulement de la conformité de l'engin, il ne peut pas juger de la compétence d'un conducteur particulier ni l'autoriser à conduire.
- Question 7Une palette bois de 22 kg supporte 10 colis de 35 kg chacun. Quelle masse l'appareil doit-il lever, sachant que sa capacité est de 1 500 kg ?
Réponse : 372 kg
10 colis à 35 kg font 350 kg, auxquels s'ajoute la palette de 22 kg : 372 kg au total. La palette compte toujours dans la charge levée, c'est l'oubli le plus fréquent.
- Question 8Un cariste habituellement affecté à la conduite en flux de production est chargé, à titre exceptionnel, de déplacer des chariots hors de toute activité de production. Cela nécessite-t-il une autorisation particulière ?
Réponse : Oui, cette conduite hors production correspond à une catégorie d'autorisation à part entière
La conduite hors production constitue une catégorie distincte, car les situations rencontrées, comme un chariot non chargé ou un déplacement sans activité de production, diffèrent de la conduite habituelle. Une autorisation adaptée à cette catégorie est donc nécessaire. Un accord oral ou l'autorisation déjà détenue pour la conduite en production ne suffisent pas à eux seuls.
- Question 9Une rampe monte de 0,6 m sur une longueur de 15 m. Quelle est sa pente en pourcentage ?
Réponse : 4 %
La pente en pourcentage est le dénivelé divisé par la longueur, multiplié par cent : 0,6 m divisés par 15 m donnent 4 %. Un pourcentage de pente n'est pas un angle en degrés, les deux ne se confondent jamais.
- Question 10La plaque de charge du chariot donne les capacités suivantes selon la distance du centre de gravité de la charge au talon des fourches.
Une charge de 1 630 kg a son centre de gravité à 900 mm. Peut-elle être levée ?Distance du centre de gravité Capacité 500 mm 3 500 kg 600 mm 2 920 kg 700 mm 2 500 kg 800 mm 2 190 kg 900 mm 1 940 kg Réponse : Oui, la charge reste sous la capacité lue à 900 mm
À 900 mm, la plaque annonce 1 940 kg. La charge pèse 1 630 kg, soit moins que cette valeur. La capacité se lit toujours à la distance réelle du centre de gravité, jamais à la capacité nominale de 3 500 kg affichée en tête de plaque.
Ce que travaille cette série
Cette première série revient sur la réglementation et les responsabilités du cariste : associez chaque situation décrite à la règle qui s'applique réellement, plutôt qu'à la règle générale qui vous semble la plus proche à première lecture.
Ce que contient cette série
- Stabilité et charges4 questions
- Réglementation et responsabilités3 questions
- Règles de conduite et circulation2 questions
- Risques et protection1 question
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour cette série ?
Comptez 10 minutes, soit environ 60 secondes par question. Faites-la une première fois sans chronomètre, puis refaites-la au temps : l'écart entre les deux passages montre ce qu'il reste à travailler.
Par où commencer quand une question bloque ?
Notez la charge, sa distance au talon des fourches et la hauteur visée : un abaque se lit en croisant ces trois valeurs, jamais de mémoire. Ici, le thème « stabilité et charges » porte 4 questions sur 10.
Quelle erreur coûte le plus de points ?
Sur ce thème, la plus fréquente consiste à lire l'abaque à la hauteur maximale quand l'énoncé donne une autre hauteur. La correction de chaque question la pointe sous la proposition choisie.
Faut-il savoir calculer pour cette série ?
6 questions sur 10 demandent un calcul simple, posé à partir du schéma affiché sous l'énoncé. Aucune formule n'est à connaître par coeur : les valeurs utiles sont toutes données.
Que faire après cette série ?
Enchaînez sur les séries 2, 3 et 8 de la même catégorie : les thèmes se recoupent d'une série à l'autre et c'est la répétition qui installe le réflexe le jour du test.