Série d'entraînement
CACES R487 catégorie 2, série 7
10 questions de CACES R487 catégorie 2 à traiter en 10 minutes, chaque correction dépliable sous sa question. Quatre thèmes du référentiel s'y croisent, le thème « stabilité et charges » porte 6 questions sur 10 et 6 questions demandent un calcul, schéma à l'appui.
- Question 1L'abaque de la machine donne les charges admissibles suivantes.
Quelle charge maximale peut être levée à une portée de 8 m ?Portée Charge admissible 4 m 6 000 kg 6 m 4 000 kg 8 m 3 000 kg 10 m 2 400 kg 12 m 2 000 kg Réponse : 3 000 kg
La ligne 8 m de l'abaque annonce 3 000 kg. On lit toujours la ligne de la portée réelle, celle mesurée entre l'axe de rotation et l'aplomb de la charge, et non celle de la flèche déployée.
- Question 2Lors de sa ronde de prise de poste, le grutier remarque que des boulons de la structure de la tour semblent desserrés, sans certitude absolue vu la difficulté d'accès. Comment doit-il agir ?
Réponse : Signaler immédiatement le doute pour qu'un examen soit fait avant toute utilisation de la grue
Un doute sur l'intégrité structurelle de la tour est une alerte sérieuse, même sans certitude absolue : la sécurité prime et le grutier n'a pas à trancher seul sur un point technique de cette nature. Ignorer le doute ou intervenir lui-même sans compétence dédiée fait courir un risque disproportionné à tout le chantier.
- Question 3Une élingue à deux brins est utilisée avec un angle au sommet de 90 à 120 degrés. Chaque brin porte une charge maximale d'utilisation de 1 000 kg. L'abaque fourni avec l'élingue est le suivant.
Quelle charge l'élingue peut-elle soulever ?Angle au sommet Coefficient de 0 à 45 degrés 1,4 de 45 à 90 degrés 1 de 90 à 120 degrés 0,7 Réponse : 1 400 kg
Deux brins à 1 000 kg font 2 000 kg, que l'on multiplie par le coefficient 0,7 lu dans le tableau pour un angle de 90 à 120 degrés : 1 400 kg. Plus l'angle au sommet s'ouvre, plus la charge admissible diminue, alors que les brins, eux, n'ont pas changé.
- Question 4Un responsable de chantier demande de lever une charge alors que le conducteur estime ne pas avoir une visibilité suffisante sur la zone de dépose. Que doit-il faire ?
Réponse : Refuser d'exécuter la manoeuvre tant que la visibilité n'est pas assurée
Le conducteur reste seul responsable de la conduite de son engin et doit refuser toute manoeuvre qu'il ne peut pas maîtriser visuellement, avec ou sans aide d'un signaleur. La hiérarchie du chantier ne peut pas l'y contraindre, et ralentir le mouvement ne remplace pas l'absence de visibilité sur la zone de dépose.
- Question 5Le constructeur donne pour cet appareil un moment admissible de 36 tonnes-mètres. À une portée de 6 m, quelle charge maximale peut-il lever ?
Réponse : 6 000 kg
Le moment est le produit de la charge par la portée : 36 tonnes-mètres divisés par 6 m donnent 6 000 kg. Plus la portée augmente, plus la charge admissible diminue, et c'est l'abaque du constructeur qui fait foi sur la machine réelle.
- Question 6Pendant les vérifications avant travail, le grutier note que le dispositif de fin de course de direction ne stoppe pas le mouvement de rotation à la limite prévue. Quelle décision s'impose ?
Réponse : Signaler l'anomalie et ne pas utiliser la grue tant que le dispositif n'est pas réparé
Un fin de course défaillant supprime une protection contre une manoeuvre incontrôlée en limite de mouvement. La seule réponse sûre est de signaler l'anomalie et de ne pas utiliser la grue tant qu'elle n'est pas corrigée. Compter sur son propre réflexe pour compenser un organe de sécurité en panne n'offre aucune garantie fiable.
- Question 7L'abaque de la machine donne les charges admissibles suivantes.
Quelle charge maximale peut être levée à une portée de 10 m ?Portée Charge admissible 4 m 9 000 kg 6 m 6 000 kg 8 m 4 500 kg 10 m 3 600 kg 12 m 3 000 kg Réponse : 3 600 kg
La ligne 10 m de l'abaque annonce 3 600 kg. On lit toujours la ligne de la portée réelle, celle mesurée entre l'axe de rotation et l'aplomb de la charge, et non celle de la flèche déployée.
- Question 8Le grutier reçoit un geste du chef de manoeuvre dont il ne comprend pas clairement le sens, sans qu'il s'agisse d'un geste contradictoire ni d'une perte de communication. Quelle est la réaction appropriée ?
Réponse : Interrompre le mouvement en cours et attendre un geste clair avant de poursuivre
Un geste mal compris doit être traité comme une absence d'instruction fiable : mieux vaut stopper le mouvement et attendre une confirmation claire que d'interpréter au jugé un ordre ambigu, source d'erreur. Poursuivre en devinant le sens du geste fait courir le risque d'exécuter un mouvement que le chef de manoeuvre n'a pas voulu.
- Question 9Une élingue à deux brins est utilisée avec un angle au sommet de 45 à 90 degrés. Chaque brin porte une charge maximale d'utilisation de 2 000 kg. L'abaque fourni avec l'élingue est le suivant.
Quelle charge l'élingue peut-elle soulever ?Angle au sommet Coefficient de 0 à 45 degrés 1,4 de 45 à 90 degrés 1 de 90 à 120 degrés 0,7 Réponse : 4 000 kg
Deux brins à 2 000 kg font 4 000 kg, que l'on multiplie par le coefficient 1 lu dans le tableau pour un angle de 45 à 90 degrés : 4 000 kg. Plus l'angle au sommet s'ouvre, plus la charge admissible diminue, alors que les brins, eux, n'ont pas changé.
- Question 10Le constructeur donne pour cet appareil un moment admissible de 20 tonnes-mètres. À une portée de 10 m, quelle charge maximale peut-il lever ?
Réponse : 2 000 kg
Le moment est le produit de la charge par la portée : 20 tonnes-mètres divisés par 10 m donnent 2 000 kg. Plus la portée augmente, plus la charge admissible diminue, et c'est l'abaque du constructeur qui fait foi sur la machine réelle.
Ce que travaille cette série
La septième série couvre les risques qui entourent la zone de giration et de levage : passage de charge au-dessus d'une zone occupée, stockage sous la flèche, circulation d'autres engins. Elle rappelle les périmètres à faire respecter avant de lever.
Ce que contient cette série
- Stabilité et charges6 questions
- Vérifications et état du matériel2 questions
- Réglementation et responsabilités1 question
- Signalisation et communication1 question
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour cette série ?
Comptez 10 minutes, soit environ 60 secondes par question. Faites-la une première fois sans chronomètre, puis refaites-la au temps : l'écart entre les deux passages montre ce qu'il reste à travailler.
Par où commencer quand une question bloque ?
Notez la charge, sa distance au talon des fourches et la hauteur visée : un abaque se lit en croisant ces trois valeurs, jamais de mémoire. Ici, le thème « stabilité et charges » porte 6 questions sur 10.
Quelle erreur coûte le plus de points ?
Sur ce thème, la plus fréquente consiste à lire l'abaque à la hauteur maximale quand l'énoncé donne une autre hauteur. La correction de chaque question la pointe sous la proposition choisie.
Faut-il savoir calculer pour cette série ?
6 questions sur 10 demandent un calcul simple, posé à partir du schéma affiché sous l'énoncé. Aucune formule n'est à connaître par coeur : les valeurs utiles sont toutes données.
Que faire après cette série ?
Enchaînez sur les séries 8, 1 et 6 de la même catégorie : les thèmes se recoupent d'une série à l'autre et c'est la répétition qui installe le réflexe le jour du test.