Série d'entraînement
CACES R482 catégorie C3, série 5
Une série de 10 questions sur le R482 catégorie C3, 10 minutes conseillées et la correction visible question par question. Quatre thèmes du référentiel s'y croisent, le thème « vérifications et état du matériel » porte 3 questions sur 10 et 6 questions demandent un calcul, schéma à l'appui.
- Question 1La plaque de charge du chariot donne les capacités suivantes selon la distance du centre de gravité de la charge au talon des fourches.
Une charge de 1 420 kg a son centre de gravité à 600 mm. Peut-elle être levée ?Distance du centre de gravité Capacité 500 mm 1 600 kg 600 mm 1 330 kg 700 mm 1 140 kg 800 mm 1 000 kg 900 mm 890 kg Réponse : Non, la charge dépasse la capacité lue à 600 mm
À 600 mm, la plaque annonce 1 330 kg. La charge pèse 1 420 kg, soit plus que cette valeur. La capacité se lit toujours à la distance réelle du centre de gravité, jamais à la capacité nominale de 1 600 kg affichée en tête de plaque.
- Question 2Qui, parmi les acteurs suivants, peut exiger l'arrêt immédiat d'une manoeuvre d'engin jugée dangereuse sur un chantier ?
Réponse : Le conducteur lui-même, et toute personne chargée de la prévention.
Le conducteur reste maître de sa manoeuvre et peut l'interrompre dès qu'il perçoit un danger ; les acteurs chargés de la prévention partagent cette capacité, la sécurité n'étant pas réservée à un seul niveau hiérarchique. Réserver ce pouvoir au seul chef d'entreprise ou au client final ignore ce rôle actif du conducteur et de la prévention de terrain.
- Question 3Le passage à franchir offre une hauteur libre de 2,8 m. La charge est levée à 2,35 m et le sommet du tablier la dépasse de 0,2 m. Le passage est-il possible en l'état ?
Réponse : Oui, le point le plus haut passe sous le linteau
Le point le plus haut de l'ensemble se trouve à 2,55 m, le linteau à 2,8 m : il passe. La hauteur à comparer est celle du point le plus haut en mouvement, pas celle de la charge seule.
- Question 4Lors de la prise de poste, le conducteur constate une fuite d'huile hydraulique sous l'engin. Que doit-il faire ?
Réponse : Signaler l'anomalie et laisser l'engin à l'arrêt jusqu'à son traitement
Une fuite hydraulique peut annoncer une défaillance d'un organe essentiel comme les freins ou le levage. L'engin doit rester immobilisé et l'anomalie signalée avant toute utilisation. Essuyer la fuite ou compléter le niveau sans en connaître la cause ne règle rien et laisse le conducteur exposé à une panne dangereuse en cours de travail.
- Question 5Une palette bois de 25 kg supporte 8 colis de 22 kg chacun. Quelle masse l'appareil doit-il lever, sachant que sa capacité est de 800 kg ?
Réponse : 201 kg
8 colis à 22 kg font 176 kg, auxquels s'ajoute la palette de 25 kg : 201 kg au total. La palette compte toujours dans la charge levée, c'est l'oubli le plus fréquent.
- Question 6Pendant l'inspection visuelle, le conducteur découvre une fissure nette sur un montant de la structure de protection de la cabine. Quelle est l'attitude correcte ?
Réponse : Signaler immédiatement l'anomalie et ne pas utiliser l'engin avant contrôle
La structure de protection est ce qui préserve le conducteur en cas de renversement ou de chute d'objet : une fissure compromet sa résistance sans que cela se voie sur les commandes, d'où l'obligation de signaler et d'immobiliser l'engin. Continuer à travailler en pensant que seules les commandes comptent ignore ce rôle de protection.
- Question 7Une rampe monte de 1,2 m sur une longueur de 20 m. Quelle est sa pente en pourcentage ?
Réponse : 6 %
La pente en pourcentage est le dénivelé divisé par la longueur, multiplié par cent : 1,2 m divisés par 20 m donnent 6 %. Un pourcentage de pente n'est pas un angle en degrés, les deux ne se confondent jamais.
- Question 8Lors du tour de vérification visuelle, le conducteur remarque qu'un flexible hydraulique est fortement bombé à plusieurs endroits. Que doit-il en conclure ?
Réponse : Le flexible risque de céder sous pression, l'engin doit rester à l'arrêt
Un flexible qui gonfle localement montre une fragilisation de sa paroi interne et peut céder sous pression, ce qui met en danger le conducteur et les personnes proches. Réduire la vitesse de travail ne supprime pas ce risque, et penser que ce serait normal expose à un éclatement soudain, seul le remplacement avant utilisation permet de travailler en sécurité.
- Question 9La plaque de charge du chariot donne les capacités suivantes selon la distance du centre de gravité de la charge au talon des fourches.
Une charge de 1 740 kg a son centre de gravité à 900 mm. Peut-elle être levée ?Distance du centre de gravité Capacité 500 mm 3 500 kg 600 mm 2 920 kg 700 mm 2 500 kg 800 mm 2 190 kg 900 mm 1 940 kg Réponse : Oui, la charge reste sous la capacité lue à 900 mm
À 900 mm, la plaque annonce 1 940 kg. La charge pèse 1 740 kg, soit moins que cette valeur. La capacité se lit toujours à la distance réelle du centre de gravité, jamais à la capacité nominale de 3 500 kg affichée en tête de plaque.
- Question 10Le passage à franchir offre une hauteur libre de 3 m. La charge est levée à 2,8 m et le sommet du tablier la dépasse de 0,25 m. Le passage est-il possible en l'état ?
Réponse : Non, le point le plus haut ne passe pas sous le linteau
Le point le plus haut de l'ensemble se trouve à 3,05 m, le linteau à 3 m : il ne passe pas. La hauteur à comparer est celle du point le plus haut en mouvement, pas celle de la charge seule.
Ce que travaille cette série
La série Règles de conduite et circulation traite des croisements et manœuvres sur piste étroite entre engins et camions. Le point de méthode : replacer chaque situation dans l'ordre de priorité réel plutôt que dans l'ordre qui paraît le plus prudent.
Ce que contient cette série
- Règles de conduite et circulation3 questions
- Stabilité et charges3 questions
- Vérifications et état du matériel3 questions
- Réglementation et responsabilités1 question
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour cette série ?
Comptez 10 minutes, soit environ 60 secondes par question. Faites-la une première fois sans chronomètre, puis refaites-la au temps : l'écart entre les deux passages montre ce qu'il reste à travailler.
Par où commencer quand une question bloque ?
Triez ce qui se contrôle avant la prise de poste et ce qui interdit de partir : la question demande presque toujours laquelle des deux s'applique. Ici, le thème « vérifications et état du matériel » porte 3 questions sur 10.
Quelle erreur coûte le plus de points ?
Sur ce thème, la plus fréquente consiste à signaler un défaut puis prendre quand même l'engin. La correction de chaque question la pointe sous la proposition choisie.
Faut-il savoir calculer pour cette série ?
6 questions sur 10 demandent un calcul simple, posé à partir du schéma affiché sous l'énoncé. Aucune formule n'est à connaître par coeur : les valeurs utiles sont toutes données.
Que faire après cette série ?
Enchaînez sur les séries 6, 7 et 4 de la même catégorie : les thèmes se recoupent d'une série à l'autre et c'est la répétition qui installe le réflexe le jour du test.