Série d'entraînement
CACES R483 catégorie A, série 1
10 questions de CACES R483 catégorie A à traiter en 10 minutes, chaque correction dépliable sous sa question. Cinq thèmes du référentiel s'y croisent, le thème « stabilité et charges » porte 6 questions sur 10 et 6 questions demandent un calcul, schéma à l'appui.
- Question 1L'abaque de la machine donne les charges admissibles suivantes.
Quelle charge maximale peut être levée à une portée de 6 m ?Portée Charge admissible 4 m 5 000 kg 6 m 3 350 kg 8 m 2 500 kg 10 m 2 000 kg 12 m 1 650 kg Réponse : 3 350 kg
La ligne 6 m de l'abaque annonce 3 350 kg. On lit toujours la ligne de la portée réelle, celle mesurée entre l'axe de rotation et l'aplomb de la charge, et non celle de la flèche déployée.
- Question 2Après un levage, le conducteur souhaite reprendre la route avec la grue mobile. Quel constat doit l'empêcher de partir immédiatement ?
Réponse : Une flèche non repliée en position de transport et des stabilisateurs partiellement rentrés
Circuler avec la flèche non repliée ou des stabilisateurs mal rentrés modifie le gabarit et l'équilibre du véhicule, ce qui met en danger la circulation. Les autres constats sont sans incidence sur la sécurité du transport et ne justifient pas d'immobiliser la grue avant de repartir.
- Question 3Une élingue à deux brins est utilisée avec un angle au sommet de 0 à 45 degrés. Chaque brin porte une charge maximale d'utilisation de 500 kg. L'abaque fourni avec l'élingue est le suivant.
Quelle charge l'élingue peut-elle soulever ?Angle au sommet Coefficient de 0 à 45 degrés 1,4 de 45 à 90 degrés 1 de 90 à 120 degrés 0,7 Réponse : 1 400 kg
Deux brins à 500 kg font 1 000 kg, que l'on multiplie par le coefficient 1,4 lu dans le tableau pour un angle de 0 à 45 degrés : 1 400 kg. Plus l'angle au sommet s'ouvre, plus la charge admissible diminue, alors que les brins, eux, n'ont pas changé.
- Question 4Qui décide de délivrer l'autorisation de conduite permettant à un conducteur d'utiliser une grue mobile dans l'entreprise ?
Réponse : L'employeur, sur la base des éléments dont il dispose sur le conducteur
L'autorisation de conduite relève de la responsabilité de l'employeur, qui l'établit en tenant compte de l'aptitude, de la formation et des compétences du salarié. Le conducteur ne peut pas se l'auto délivrer, et ni le formateur ni le client n'ont ce pouvoir de décision dans l'entreprise employeuse.
- Question 5Le constructeur donne pour cet appareil un moment admissible de 24 tonnes-mètres. À une portée de 5 m, quelle charge maximale peut-il lever ?
Réponse : 4 800 kg
Le moment est le produit de la charge par la portée : 24 tonnes-mètres divisés par 5 m donnent 4 800 kg. Plus la portée augmente, plus la charge admissible diminue, et c'est l'abaque du constructeur qui fait foi sur la machine réelle.
- Question 6Quel est l'objectif principal du balisage mis en place autour de la zone où évolue la charge pendant une manoeuvre de grue mobile ?
Réponse : Empêcher les personnes non impliquées dans la manoeuvre de pénétrer dans la zone où la charge peut évoluer
Le balisage sert d'abord à tenir à l'écart toute personne étrangère à la manoeuvre de la trajectoire réelle de la charge, qui peut évoluer de façon imprévisible. Ce n'est ni une simple signalisation informative pour la circulation, ni un repère de navigation pour le conducteur, qui s'appuie sur le chef de manoeuvre.
- Question 7L'abaque de la machine donne les charges admissibles suivantes.
Quelle charge maximale peut être levée à une portée de 10 m ?Portée Charge admissible 4 m 6 000 kg 6 m 4 000 kg 8 m 3 000 kg 10 m 2 400 kg 12 m 2 000 kg Réponse : 2 400 kg
La ligne 10 m de l'abaque annonce 2 400 kg. On lit toujours la ligne de la portée réelle, celle mesurée entre l'axe de rotation et l'aplomb de la charge, et non celle de la flèche déployée.
- Question 8Pendant le montage, un vérin de calage affiche une pression anormalement élevée sur un seul appui. Quelle est la conduite à tenir ?
Réponse : Arrêter les opérations et vérifier l'assise de cet appui avant de continuer
Une pression anormale sur un appui peut révéler un sol instable ou une assise insuffisante, danger majeur avant même le début du levage. Il faut arrêter et vérifier avant de poursuivre. Continuer en espérant une stabilisation, rééquilibrer artificiellement les vérins ou attendre la fin du chantier pour signaler exposent à un basculement.
- Question 9Une élingue à deux brins est utilisée avec un angle au sommet de 90 à 120 degrés. Chaque brin porte une charge maximale d'utilisation de 1 000 kg. L'abaque fourni avec l'élingue est le suivant.
Quelle charge l'élingue peut-elle soulever ?Angle au sommet Coefficient de 0 à 45 degrés 1,4 de 45 à 90 degrés 1 de 90 à 120 degrés 0,7 Réponse : 1 400 kg
Deux brins à 1 000 kg font 2 000 kg, que l'on multiplie par le coefficient 0,7 lu dans le tableau pour un angle de 90 à 120 degrés : 1 400 kg. Plus l'angle au sommet s'ouvre, plus la charge admissible diminue, alors que les brins, eux, n'ont pas changé.
- Question 10Le constructeur donne pour cet appareil un moment admissible de 36 tonnes-mètres. À une portée de 4 m, quelle charge maximale peut-il lever ?
Réponse : 9 000 kg
Le moment est le produit de la charge par la portée : 36 tonnes-mètres divisés par 4 m donnent 9 000 kg. Plus la portée augmente, plus la charge admissible diminue, et c'est l'abaque du constructeur qui fait foi sur la machine réelle.
Ce que travaille cette série
La première série revient sur la réglementation et les responsabilités : elle demande de repérer qui décide quoi sur un chantier de levage, entre le conducteur, le chef de manœuvre et l'entreprise. Le point de méthode à retenir : une consigne écrite prime toujours sur une habitude de poste.
Ce que contient cette série
- Stabilité et charges6 questions
- Réglementation et responsabilités1 question
- Risques et protection1 question
- Signalisation et communication1 question
- Vérifications et état du matériel1 question
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il pour cette série ?
Comptez 10 minutes, soit environ 60 secondes par question. Faites-la une première fois sans chronomètre, puis refaites-la au temps : l'écart entre les deux passages montre ce qu'il reste à travailler.
Par où commencer quand une question bloque ?
Notez la charge, sa distance au talon des fourches et la hauteur visée : un abaque se lit en croisant ces trois valeurs, jamais de mémoire. Ici, le thème « stabilité et charges » porte 6 questions sur 10.
Quelle erreur coûte le plus de points ?
Sur ce thème, la plus fréquente consiste à lire l'abaque à la hauteur maximale quand l'énoncé donne une autre hauteur. La correction de chaque question la pointe sous la proposition choisie.
Faut-il savoir calculer pour cette série ?
6 questions sur 10 demandent un calcul simple, posé à partir du schéma affiché sous l'énoncé. Aucune formule n'est à connaître par coeur : les valeurs utiles sont toutes données.
Que faire après cette série ?
Enchaînez sur les séries 2, 3 et 8 de la même catégorie : les thèmes se recoupent d'une série à l'autre et c'est la répétition qui installe le réflexe le jour du test.